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Plus de 200 députés ont déjà signé une proposition de loi prévoyant le maintien des deux seuls candidats en tête.
Faut-il modifier les modes de scrutin ? À commencer par celui des prochaines législatives ? [...] les députés, ont vite fait leurs comptes. Selon les modes de calcul, la prise en compte des résultats au premier ou au second tour des régionales, l'ancien ou le nouveau découpage des circonscriptions, sans oublier leur état d'esprit du moment, les estimations sont au mieux alarmistes ou pire catastrophiques pour l'UMP et ses alliés.
À l'UMP, d'autres estiment qu'un quart des 317 députés du parti présidentiel sont aujourd'hui menacés. Un calcul qui se rapproche de celui de l'Observatoire de la vie politique, qui évalue qu'environ 80 sièges basculeraient à gauche.
La crainte des députés est de voir des triangulaires fatales se multiplier avec le Front national, comme aux législatives de 1997. Aux régionales, le parti de Jean-Marie Le Pen a contraint la majorité à 12 triangulaires. Pas étonnant dès lors que deux députés de l'UMP, élus des régions où le FN a réalisé ses meilleurs scores (Provence-Alpes-Côte d'Azur et Nord - Pas-de-Calais), se préparent à déposer chacun une proposition de loi visant à interdire les triangulaires. Éric Ciotti (Alpes-Maritimes) et Christian Vanneste (Nord) avancent que la légitimité d'un élu doit reposer sur une majorité absolue. Une initiative approuvée par les radicaux qui souhaitent « que seuls les deux candidats ou les deux listes arrivés en tête au premier tour d'une élection puissent participer au second ».
Brice Hortefeux, assure avoir
entendu ceux qui plaident pour une harmonisation des scrutins sur celui de la présidentielle.
Le secrétaire d'État à l'Intérieur, Alain Marleix, se dit
à titre personnel, favorable au scrutin majoritaire à deux tours secs, avec deux candidats seulement au second tour.
La proposition de loi d'Éric Ciotti aurait d'ailleurs déjà reçu plus de 200 signatures.
Commençons déjà par le faire pour les territoriales
N'essayons pas une fois encore d'aller trop vite.
prévient cependant le président du comité de la majorité, Jean-Claude Gaudin, qui ne souhaite pas que l'on touche au mode de scrutin pour 2012.
Casser un thermomètre pour ne plus sentir la température est une mauvaise idée.
On ne lutte pas contre un mouvement en empêchant les triangulaires.
Explique pour sa part le président du Nouveau Centre, Hervé Morin.
Avec ce mode de scrutin, nous aurions gagné une, voire deux régions de plus, mais pas à la Réunion.
pointe-t-on à l'UMP.
Les Hauts-de-Seine auraient basculé à gauche, c'est certain.
calcule un autre.
[caption id="" align="alignnone" width="414" caption="Sans légende"]
[/caption]Interdiction de sourire.

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