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Nicolas Sarkozy a ciblé les délinquants d'origine étrangère, à l'occasion de l'installation du nouveau préfet de l'Isère, vendredi 30 juillet, à Grenoble. Ainsi envisage-t-il pour la première fois de les déchoir de leur nationalité.
Il ne faut pas que nous hésitions à réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française.
devait dire le chef de l'Etat selon le texte de son discours.
La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de toute personne dépositaire de l'autorité publique.
De même, M. Sarkozy veut que l'acquisition de la nationalité à l'âge de 18 ans pour un mineur délinquant né en France de deux parents étrangers ne soit plus un droit.
Alors que les violences aux personnes continuent d'augmenter, il dénonce
l'angélisme et la naïveté
et balaie les critiques sur son bilan et sa politique – il a supprimé la police de proximité dès 2002 et réduit les effectifs policiers depuis 2007.
Qui peut croire vraiment que c'est avec quelques subventions supplémentaires aux associations, quelques îlotiers supplémentaires, (…) que l'on pourra apporter des réponses efficaces.
s'est-il interrogé.
En prônant la déchéance de nationalité, M. Sarkozy s'attaque à deux principes juridiques considérés comme intangibles depuis la Libération: le droit à la nationalité et le refus de toute distinction entre les Français "de souche" et ceux ayant acquis récemment la nationalité.
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| Ensemble tout devient possible. |
La campagne présidentielle risque de virer à la surenchère sécuritaire, une fois de plus les vrais problèmes ne seront pas traités.
A lire, cet article du monde sur le glissement sécuritaire dans les discours de Nicolas Sarkozy.
Interdiction de sourire.


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